Editorial de Anne Sander

Anne Sander
Député européen de la circonscription Est
Membres des commissions Emploi et Industrie

Accueillir les European Cluster Days au siège du Parlement européen à Strasbourg est un honneur et je tiens à saluer la dimension symbolique de ce choix, au cœur de l’Europe, à la frontière franco-allemande et dans l’enceinte même de la démocratie parlementaire européenne.

L’Union européenne a mis au centre de sa stratégie Europe 2020 l’objectif d’une croissance intelligente, durable et inclusive. Les clusters, les pôles de compétitivité et les grappes d’entreprises s’intègrent parfaitement dans cette vision : rapprocher l’entreprise du monde de la recherche, mutualiser les moyens, favoriser les transferts de connaissances et l’innovation pour gagner en efficacité et en compétitivité.

Pour faire face à la crise, l’Union souhaite porter la part de l’industrie dans le PIB européen à 20% d’ici à 2020, contre seulement 16% actuellement. Pour l’atteindre, le Parlement européen a voté différents programmes d’investissements pour la croissance et l’innovation, dont les clusters pourront largement bénéficier.

Dans le cadre des Fonds Structurels et d’Investissement européens, 100 milliards d’euros seront alloués à l’innovation. Les régions devront mettre en place des Stratégies de Spécialisation Intelligente, afin de diagnostiquer les secteurs à fort potentiel, miser sur leurs avantages comparatifs et flécher les crédits sur leurs pôles de compétitivité.

Le programme cadre « Horizon 2020″ allouera 79 milliards d’euros pour la recherche et l’innovation, avec trois priorités : l’excellence scientifique, la primauté industrielle et les réponses aux défis sociétaux tels que la santé, les énergies propres ou les transports intelligents. L’appui aux clusters sera un élément essentiel du pilier « primauté industrielle ».

De même, le programme COSME, doté d’un budget de 2,3 milliards d’euros, favorisera l’accès des PME à de nouveaux financements et à de nouveaux marchés. Il financera des actions spécifiques pour aider les clusters à se mettre en réseau et à s’internationaliser.

Enfin le plan Juncker et ses 315 milliards d’euros, dont le Parlement débat actuellement des modalités de mise en œuvre, devra réserver une part substantielle de ses investissements aux PME et aux pôles de compétitivité.

À l’heure de la contraction de finances publiques, l’enjeu est de maximiser l’efficacité des crédits européens, fluidifier les investissements privés et améliorer le cadre règlementaire, pour réduire la bureaucratie et encourager l’esprit d’entreprise. Les clusters seront, dans ce cadre, les laboratoires de la compétitivité européenne et les moteurs de la croissance de l’Union. Je vous souhaite donc mes meilleurs vœux de succès pour ces European Cluster Days et espère qu’ils seront le terreau fertile de riches collaborations à venir.

 

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